L’art de disparaître
Le but de la méditation « zen » est
d’accéder à la transe.
La pratique de l’art martial est une étape
vers le développement énergétique qui est lui-même une escale vers la maîtrise
de soi qui permet de changer d’état de conscience.
C’est cela qu’on appelle la voie du chan (zen).
Cette modification d’état de conscience permet
de se faire brûler sans que l’on perçoive de douleur, d’augmenter la force
physique et l’endurance, mais surtout de voir et entendre des choses que le
commun des mortels ne voit pas.
Mais le but de la pratique ne consiste pas
seulement à faire des exploits (kung fu). Il consiste aussi à être capable d’évoluer
et de transcender vers un nouveau règne.
Le phénomène de la transmutation a permis au
minéral de devenir végétal, puis animal, puis humain et la prochaine étape….
A la mort nous devenons des esprits.
Pourquoi pas dès maintenant ?
L’enjeu de cette quête est de comprendre que
le ″moi ″est encore la seule réalité
qui existe en Occident – particulièrement.
Quand on arrive à se séparer du moi on se sent libre, mais notre culture
fait que l’on se retrouve très vite happé dans les rouages d’émotions, de
désirs, de jugements et de culpabilités.
La seule technique qui me paraisse plausible
pour comprendre de quoi je parle, c’est cela qui consiste à s’immobiliser et de
disparaître (un instant).
Ce n’est pas une invention puisque c’est le zazen, mais tant qu’on ne comprend pas
qu’on peut être autre chose que ″moi je″,
on peut pratiquer cette voie dans le vide.
Le chan (zen) c’est la culture de soi, c’est l’empreinte
de l’âme, c’est le combat contre le conformisme, c’est la part interdite de l’église :
être un esprit indépendant.
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