L’état d’urgence
Les réformes politiques peuvent être des choses extrêmement graves.
On doit entreprendre le changement lorsque c’est vraiment nécessaire, mais cela
demande alors de la prudence et de grandes réflexions.
Chez nous en Suisse, il n’y a pas vraiment le feu au lac,
mais quand même, une certaine révolution se pointe à l’horizon. Notre système
est quand même assez fragile et la population n’est pas vraiment sereine.
Actuellement nous sommes dirigés par des intellectuels dont
la majorité sert généralement les profits de lobbies qui se moquent quand même
pas mal du bien-être collectif.
Pour ne pas tomber dans le piège de la bêtise et des
mouvements de révolte populaire, il serait nécessaire de travailler sur l’attitude
et l’esprit, afin que nous ne soyons pas formatés par la désinformation au
profit d’émotions qui engendrent souvent les pires atrocités.
L’être humain est par nature un mutant et il y a toujours
des conservateurs pour freiner l’évolution possible. Ceci dit, il est impératif
de forcer les choses au changement, non pas dans la violence, mais de l’intérieur,
tout en douceur.
Il existe beaucoup de moyen de changer à l’intérieur et je
ne vais pas faire de la pub pour mes activités, car je crois que d’autres voies
sont possibles, voire meilleures pour certaines personnes, mais je dirai qu’il
est temps que les consciences s’unissent pour favoriser une révolution.
De nos jours, dire la vérité est un acte révolutionnaire. A
l’heure de la sur-information et de la désinformation qui vient de tous côtés,
il est vraiment nécessaire que les consciences s’unissent pour faire front au-devant
de l’esprit de profit, qui dans sa grande hypocrisie, ne fait que se détourner
de la responsabilité qui l’incombe.
L’état d’urgence actuel n’est pas le terrorisme qui est une
invention de la CIA et qui nous affecte depuis les années 50, mais, c’est la
société de consommation abusive dans laquelle nous sommes embrigadés. C’est la
prise de conscience nécessaire pour que nous n’allions pas à l’extrême
destruction du genre humain. C’est le fait d’accepter que nous devons changer,
évoluer et lâcher prise sur les anciens schémas. Nos ancêtres avaient des
valeurs qui correspondaient à leurs époques et nos anciens doivent maintenant
comprendre que nous sommes dans l’urgence d’un changement radical.
La mutation que nous pouvons entreprendre en nous-mêmes, est
une prise de conscience de forces individuelles qui nous façonnent et nous
permettent d’être nous-mêmes, non pas selon un modèle donné, mais de l’intérieur
de nous-mêmes.
Abolir la violence, dire la vérité, être honnête, savoir se
contrôler et ne pas être possessif, sont des éléments qui représentent une
première étape vers l’évolution. Ceci dit, la violence demeure dans le cœur de
chacun et nous devons commencer par accepter que notre nature profonde ne soit
pas toujours tendre, que le mensonge n’est pas un péché dans ce bas monde, que
l’honnêteté rime avec la stupidité, que les émotions nous emportent à tout vent
et que nous avons l’amour du pouvoir et des possessions matérielles.
Nous sommes éduqués et formatés à devenir rentiers ou
assistés et nous nous déresponsabilisons au premier problème. La violence est le premier problème, car même
si elle a considérablement diminué dans la société citoyenne visible, elle a fortement
augmenté dans l’invisible. Tant que ça se passe ailleurs, on s’en fout, c’est
comme ça. Toutefois cela ne nous déresponsabilise pas, car si nous exportons du
matériel de guerre, nous aurons toujours des comptes à rendre.
Tout ceci, je le transmets, car j’ai envie de ne pas me
laisser happer par les vagues d’émotions de l’actualité et les mouvements que
cela entraîne. En tant que pacifiste, je sais que je serai la première cible,
mais cela ne me fait pas peur, car la vie sur terre, n’est qu’un minuscule
instant dans la vie de notre univers. C’est un instant très important et je
crois que nous devons tous en profiter au maximum, non pas en guerroyant contre
les différences, mais en aimant ce que nous avons et en le partageant avec
générosité.
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